J’aime le vin, pas les allergies.

04
juil
2012
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À propos de
Grandement attirée par les problématiques de santé, je me complais également dans l'écriture de toutes ces petites choses qui font de nous des Madâââmes. Mes articles sont un pot pourri mêlant actualité, féminité, santé, et surtout...gaieté !

Votre mamie vous l’a certainement dit  : « Un verre de vin par jour éloigne le médecin pour toujours ». Attention mamie, il va falloir revoir le proverbe !

En effet, des nouvelles mentions peuvent apparaître sur les bouteilles de vin depuis le 1er Juillet 2012. Bien évidemment cela ne concerne pas toutes les bouteilles de vin mais certaines sont directement visées. Ne vous étonnez donc pas si vous lisez prochainement sur votre cru favori : « contient des traces de lait ».  D’autres mentions comme «ce produit peut contenir des protéines d’œuf » ne manqueront pas de fleurir sur nos bouteilles préférées. En effet, depuis le 1er juillet 2012, tous les producteurs de vins doivent obéir à une directive européenne dans le but d’être transparent vis-à-vis du consommateur. Ce dernier doit être en mesure de connaître la présence d’allergènes dans la boisson qu’il consomme.

Quels allergènes ?

Parmi les substances le plus fréquemment identifiées dans le vin, nous retrouvons en premier lieu les protéines de lait et d’œuf, mais également du collagène de poisson ou encore du caramel. Ces ingrédients sont régulièrement ajoutés par les vignerons dans leurs cuves car elles servent à ajuster le goût du vin ou bien l’aspect de la boisson.

Parmi les substances présentes dans le vin, certaines servent également à modifier le processus de conservation. Certaines substances telles que la caséine ou l’ovalbumine sont reconnues pour être la source d’allergies courantes et dans un souci de transparence leur présence doit être figurer clairement sur l’étiquette de la bouteille concernée à compter du 1er juillet 2012.

Pourquoi mettre de l’œuf dans le vin ?

Depuis quand cela existe-t-il ? Et pourquoi mettre de l’œuf dans le vin ?

Comme nous l’explique Eric Serrano, directeur régional de l’IFVV (institut français de la vigne et du vin), cette pratique est ancestrale puisque les anciens mettaient déjà du blanc d’œuf dans les fûts. Le but était, comme on dit dans le jargon, de « coller » le vin.

En quoi consiste le collage ?

 » Le collage consiste à utiliser des protéines pour agglomérer les particules présentes dans le moût et les faire tomber au fond de la cuve. »

En somme, cela permet d’éliminer les résidus présents dans le vin sans en altérer le goût. L’œuf est utilisé pour les vins rouges alors que le lait concerne plutôt les blancs ou les rosés.

Près de 70% des vins Français utiliseraient ce processus de collage. Or, nous savons par ailleurs qu’en France, 0,3 % des adultes sont allergiques aux produits contenant de l’œuf contre 1% des français allergiques aux produits contenant des traces de lait.

Quelles alternatives pour les vignerons ?

Les vignerons soucieux des personnes allergiques pourront avoir recours à d’autres types de colles qui seraient non allergènes. (par exemple les protéines de blé ou le collagène de poisson).

Quant à notre dicton favori, un verre de vin par jour devrait continuer d’éloigner le médecin pour toujours, à condition qu’il soit bien étiqueté sinon, bonjour les allergies !